A la découverte de l’Eglise de Kergrist
Cet article est tiré du dernier numéro de la Lettre de Notre Dame, de Juin 2026. N’hésitez pas à vous abonner !
L’église actuelle Saint Pierre et Saint Paul de Kergrist fut bâtie au XV-XVI°siècle, avec de nombreuses modifications et restaurations au cours des siècles. Erigée en trêve de la Paroisse de Neulliac dans la même période, il s’agissait possiblement pour la Paroisse de Kergrist de remplacer l’Eglise de la « Sainte Croix », mentionnée par Alain de Rohan en 1205.
« Comme de nombreuses églises ou chapelles tréviales de Bretagne, l’église Saint-Pierre Saint-Paul, était à l’origine composée d’un enclos paroissial. Les enclos paroissiaux sont majoritairement composés d’une enceinte, d’un ossuaire, d’un calvaire et d’un cimetière. Les plus riches possèdent également une porte monumentale. De l’enclos paroissial de l’église de Kergrist ne subsiste qu’une bande végétale rappelant les limites de l’espace sacré. L’ossuaire autrefois installé sur le mur sud-ouest auprès du porche, a été supprimé dans la première moitié du XIXe siècle. Cet ossuaire permettait de vider le cimetière lorsque celui-ci ne pouvait plus accueillir de nouvelles sépultures. Le cimetière de l’église ainsi que sa croix monumentale ont été déplacés en dehors du bourg en 1925. » [1]
Le Chœur et certaines parties sud de l’Eglise furent édifiées au XVI°Siècle, complétés en 1747 par le transept nord et la partie nord du chœur. Puis, dans la seconde moitié du XIXe siècle (probablement autour de 1782), le mur fermant le chevet plat dans le chœur est percé pour y insérer une demi-tour ronde, créant un espace accueillant un grand calvaire sur un socle reproduisant le rocher du Golgotha.
La « grotte » ainsi créée bénéficie de la lumière zénithale provenant d’une verrière. Ce nouvel espace fit grande impression comme en témoigne une description rédigée lors du compte-rendu du pardon de 1869 : « … la grotte du maître-autel avec son beau Christ, ses statues de la Vierge et de Saint-Jean au pied de la croix, ses anges adorateurs, entremêlées de fleurs de la plus grande fraîcheur«
En 1824, l’édifice est complété d’une tour carrée, puis en 1829 d’une flèche polygonale.
Puis, en 1893, vint l’ajout de la tour clocher de style néo-gothique, avec la bénédiction des cloches en 1894. L’église bénéficia également d’une restauration partielle en 1951.
[1] Dossier d’œuvre architecture IA00009860, Christel Douard et Stéphanie Guéguen, Patrimoine BZH



















